5 136 dollars en pièces de centimes : il découvre sa fortune cachée après 45 ans

Quand patiemment, la monnaie rend vraiment riche : un centime à la fois !

Qui n’a jamais rêvé de retrouver un vieux bas de laine qui, après des années d’oubli, s’avérait dissimuler un trésor ? L’histoire d’Otha Sanders (ou Anders, selon certains documents) pourrait bien faire pâlir d’envie tous les économes en herbe : cet Américain de 73 ans s’est donné pour mission de mettre de côté toutes les pièces d’un centime qu’il croisait sur sa route, et ce, pendant… 45 ans ! Quand est venu le temps de faire le compte, il n’imaginait pas que sa ténacité finirait par lui rapporter plus de 5 000 dollars. Retour sur une aventure au goût de cuivre… et de patience.

Économiser, une leçon d’enfance… à la sauce extrême

On nous l’a rabâché depuis la tendre enfance : économiser, c’est la vie ! Que ce soit dans la célèbre tirelire-cochon rose ou grâce au premier livret de caisse d’épargne ouvert par un parent bien intentionné, tout concourt à inciter les jeunes à conserver quelques pièces pour les coups durs — ou, plus joyeusement, pour s’offrir un voyage rêvé.

Beaucoup conservent, en grandissant, l’habitude de glisser une ou deux pièces de côté lorsqu’une opportunité se présente. Mais Otha Sanders, lui, a poussé le concept bien au-delà de la norme.

Du simple penny au marathon du centime

Tout a commencé simplement : après avoir trouvé sa première pièce d’un cent, la fameuse penny des États-Unis, Otha a eu l’idée d’en garder précieusement chaque exemplaire. Mais très vite, la petite économie s’est transformée en véritable obsession. Il se met alors à chercher ces pièces d’un cent égarées par des inconnus, que ce soit sur les trottoirs ou les plages.

Avec le recul, Otha confie son ressenti au magazine USA Today : voir par terre une pièce brillante (ou matte, selon son état) a fini par prendre une dimension quasi spirituelle. « Je suis devenu convaincu que repérer un centime perdu ou tombé était une incitation de Dieu me rappelant de toujours être reconnaissant. (…) Il y a eu des jours où je n’ai pas prié et le plus souvent, une pièce perdue ou tombée se présentait à moi pour me le rappeler. » On est loin du simple passe-temps !

Si certains s’offriraient une collection de timbres ou de cartes postales, Otha s’applique à grossir sa réserve de centimes à chaque passage en caisse. Sa petite combine ? Toujours demander à recevoir trois ou quatre pennies supplémentaires dans sa monnaie. De fil en aiguille, la collection s’arrondit, jusqu’à atteindre des proportions… hors normes.

  • Des milliers de pièces récupérées dans la vie courante
  • Recherche active des pièces perdues
  • Stockage dans 55 énormes bonbonnes d’eau, dignes de celles des fontaines en entreprise

Le grand décompte : 45 ans, 55 bonbonnes et une surprise à la banque

Après 45 ans de collecte méthodique, le moment est venu pour Otha de savoir combien cette montagne de centimes pouvait bien représenter. Pour transporter son pactole, il s’entoure de cinq amis aussi costauds qu’indulgents devant l’ampleur de la tâche, et file direction la Ruston Origin Bank à Ruston, en Louisiane, armé de ses 55 bonbonnes débordantes de pièces.

Imaginez la tête des employés – probablement plus habitués aux virements électroniques qu’aux marées de pennies ! Impossible de compter tout ça à la main, même en y passant la semaine. Place donc à l’artillerie lourde : des compteuses à monnaie tournent pendant près de cinq heures. À la fin du processus, le verdict tombe…

Otha Sanders a amassé fièrement 5 136,14 dollars !

De quoi voir la vie en rose (ou en cuivre), même si ce joli pactole finira par combler, ironie de la vie, une lourde facture… de frais dentaires. Comme quoi, chaque centime compte vraiment quand il s’agit d’éviter un sérieux mal de dent.

Patience et économie, les clés d’un trésor inattendu ?

L’histoire d’Otha a de quoi inspirer tous ceux qui, parfois, se demandent si ramasser une petite pièce sur le trottoir en vaut vraiment la peine. Si vous cherchez un conseil applicable sans risquer le tour de rein : n’hésitez pas à glisser ces centimes trouvés ici ou là dans une boîte. Un jour peut-être, vous aussi, vous battrez le record de Sanders – ou au moins celle de la patience !

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