7 % de ce légume tous les jours suffiraient à baisser vraiment le cholestérol

Vous pensiez que votre assiette verte était déjà parfaite pour le cœur ? Détrompez-vous, il existe un légume discret, parfois boudé au rayon frais, qui pourrait bien révolutionner la lutte contre le cholestérol… si, du moins, on lui accordait une vraie place dans nos menus !

Fruits, légumes et cœur : tous ne font pas jeu égal

Manger des fruits et légumes, tout le monde le répète sur tous les tons, et pas seulement pour faire plaisir à votre grand-mère. Ce réflexe santé est effectivement reconnu pour préserver la santé cardiovasculaire. Mais selon une étude de chercheurs chinois publiée dans la revue scientifique Food & Function, il serait grand temps d’apporter une nuance à ce refrain vitaminé : une famille de légumes sort son épingle du jeu, bien plus protectrice pour le cœur et les artères que les autres.

Quel est donc ce héros méconnu de nos paniers ? Il s’agit d’un légume peu consommé en France, mais pourtant facilement trouvable en grande surface, chez les primeurs, sur les marchés ou dans les épiceries asiatiques. Il ne paye peut-être pas de mine sur l’étal, mais il est apprécié pour son goût légèrement épicé et sa texture croquante. Gloire de la cuisine asiatique, on le cultive comme une plante potagère dont on savoure délicieusement aussi bien les tiges que les feuilles.

Pak choï : portrait d’un allié encore trop souvent ignoré

Le chou chinois, ou pak choï, c’est lui le fameux végétal star du jour. Avec ses airs de laitue romaine croisée avec un pied de blette, ses feuilles vertes frisées et allongées, il attire l’œil (mais encore faut-il le remarquer entre deux bottes de carottes…).

Pour vérifier si ce légume ne se contente pas d’être beau, mais a aussi du contenu sous la tige, les chercheurs ont mené une expérience sur 56 hamsters. Ce n’était pas pour leur faire découvrir la gastronomie asiatique mais bien pour mesurer l’impact réel de la consommation de chou chinois sur le cholestérol et la santé cardiovasculaire. Ces rongeurs ont donc été répartis par hasard en quatre groupes, chacun assigné à un régime précis pendant 56 jours, histoire de voir si ce chou fait vraiment des miracles.

  • Groupe A : régime normal (on imagine, la vie tranquille de hamster, quoi !)
  • Groupe B : régime riche en graisses, sans chou chinois (on attend de voir…)
  • Groupe C : régime riche en graisses + 5 % de chou chinois dans la gamelle
  • Groupe D : régime riche en graisses + 7 % de chou chinois

À trois reprises (jours 0, 28 et 56), des échantillons de sang et de foie ont été prélevés, et les paramètres lipidiques observés à la loupe (le suspense est à son comble !).

Résultats : 7 % de chou chinois et le cholestérol décolle… direction la baisse !

Les enseignements sont clairs, et croquants comme le pak choï frais !

  • Le groupe B, qui avait un régime riche en graisses sans aucun chou chinois, a vu ses taux de cholestérol total et de triglycérides grimper en flèche par rapport au groupe A (pardon à leurs petites artères).
  • Les hamsters du groupe D (ceux qui avaient 7 % de chou chinois dans leur bol) ont quant à eux présenté des taux nettement réduits de cholestérol total, de triglycérides et de « mauvais cholestérol » (LDL). Cerise sur le gâteau, leur « bon cholestérol » (HDL) était également plus élevé comparativement au groupe B.
  • Petite déception pour le groupe C : intégrer 5 % de chou chinois n’a pas suffi à obtenir des effets significatifs sur le bon ou le mauvais cholestérol. Comme quoi, en nutrition comme en amour, il faut parfois mettre le paquet !

Bref, les hamsters qui bénéficiaient d’un supplément de 7 % de chou chinois se sont retrouvés en haut du podium parmi tous les groupes au régime riche en graisses. Il semble donc que ce modeste légume puisse constituer une excellente piste pour limiter l’accumulation de cholestérol et protéger notre cœur.

Les chercheurs avancent que ses vertus résident probablement dans sa forte teneur en fibres et en antioxydants, notamment les polyphénols, de précieux alliés pour lutter contre l’oxydation du mauvais cholestérol.

Attention : résultats prometteurs, mais la prudence reste de mise

Il convient toutefois de rester raisonnable sur l’enthousiasme à avoir : ces résultats, bien que très encourageants, ont été obtenus sur des hamsters (aucune information, hélas, sur la capacité du pak choï à leur apprendre à faire du vélo). Ils devront donc être confirmés à plus grande échelle, et surtout adaptés à l’humain.

Cela n’empêche pas d’ajouter, sans prise de risque, un peu plus de chou chinois à vos plats. Facile à trouver, séduisant en salade comme au wok, il pourrait bien devenir votre nouvelle arme secrète contre le cholestérol. Après tout, la santé passe aussi par la curiosité et, parfois, un détour par le rayon asiatique du supermarché !

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